Le traitement des effluents liquides et gazeux

Le complexe d’étanchéité

Il faut assurer la parfaite étanchéité du casier par rapport au milieu récepteur, c’est-à-dire le sol, le sous sol et les eaux souterraines, afin qu’ils ne puissent être pollués par la moindre infiltration en provenance des déchets stockés. Les déchets ainsi stockés sont totalement isolés du sol et sous sol du site, lui assurant une absolue préservation de toute pollution.

Le traitement des effluents liquides

Un système de drainage destiné à collecter séparativement les effluents liquides suivants ont été mis en place :

  • Les  » Lixiviats  » effluents pollués, sont stockés et traités sur site..
  • Les  » Fuites  » qui pourraient se produire si la première  » géomenbrane  » était perforée et qui seraient alors stoppées par la seconde géomembrane sont traitées comme les lixiviats.
  • Les  » Eaux de Source  » qui pourraient circuler entre les  » Barrières Passive et Active sont stockées et controlées. »
  • Les Eaux de Pluie qui vont tomber sur le site hormis l’alvéole en exploitation (les voiries, les talus et espaces extérieurs, les alvéoles non encore exploitées). Elles sont stockées et controlées avant rejet dans le milieu naturel.

Ces effluents ainsi collectés sont ensuite conduits vers la plateforme technique puis traités et contrôlés par des installations trés performantes avant d’être rejetés en milieu naturel.

Le traitement des effluents liquides en 2 phases

1) Le traitement biologique IMG_1155

Au cours de cette phase, l’effluent pollué, le «lixiviat», est débarrassé de l’essentiel de sa pollution de nature organique (ammoniaque, nitrates..) à l’issue d’un processus biologique et de filtration (120m3/jour) qui produit :
– de l’azote gazeux (une des composantes naturelles de l’air),
– un effluent propre (70 litres) totalement épuré et conforme aux normes de rejet,
– un concentrat (23 litres) qui est dirigé vers la seconde phase de traitement : l’évapoconcentrateur sous vide,
– des boues (7 litres) qui sont dirigées vers un bassin spécifique de décantation planté de roseaux.

2) Le traitement par évaporation traitement par évaporation

Au cours de cette phase, l’effluent provenant de la première  phase va être réduit (c’est-à-dire qu’on va lui enlever l’eau qu’il contient), par un processus d’évaporation dit  « sous vide ». Ce processus produit :
– de la vapeur d’eau, qui est évacuée dans l’atmosphère,
- de l’eau, qui est réinjectée au circuit de traitement biologique,
– un « surconcentrat » (environ 3% du volume de « lixiviat » brut, entrant en début de phase 1)

Le traitement des effluents gazeux et la production d’électricité

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Le biogaz est produit par la dégradation de la matière organique (animale et végétale) contenue dans les déchets.
Il se compose essentiellement d’un mélange de méthane (CH4) et de dioxyde de carbone (CO2).
Avec l’installation, en 2014, par la société Bioval, concessionnaire du Syndicat pour 15 ans, de l’Unité de Valorisation Energétique, le biogaz est converti en électricité et injecté au réseau de distribution ERDF.
Elle permet aussi au Syndicat de répondre aux exigences environnementales (réduction des gaz à effet de serre, production d’énergie verte…)
Les générateurs d’électricité sont des moteurs à combustion d’une puissance unitaire de 300 KWe (3 à 6 unités) et 7 micro turbines d’une puissance unitaire de 30KWe. Ces générateurs sont spécialement conçus pour brûler des gaz de faible pouvoir calorifique tel que le biogaz. La centrale fournira jusqu’à  17 000 MW/heure d’électricité par an, soit la consommation moyenne de 1600 foyers.

 

 

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